Le Macintosh a 25 ans
29 janvier 2008 at 20:07 | In Science et Techniques, | Gilles | 14 CommentsApple fêtera bientôt le 25ᵉ anniversaire de sa gamme Macintosh. Le premier Macintosh n’avait qu’un écran de 9 pouces, mais il était d’une clarté * inégalée à l’époque et son système d’exploitation permettait à l’utilisateur de voir différentes familles de polices, les caractères gras, soulignés, italiques, etc. dans plusieurs tailles sans avoir à taper des codes. On pouvait aussi dessiner directement sur l’écran à l’aide d’une souris, ce qui est devenu la norme mais avait suscité moqueries et sarcasmes de la part des informaticiens.

À gauche Macintosh 128 (1984) et à droite iMac (2007) © Apple
Le Macintosh 128 était parfaitement silencieux, car il ne comportait pas de ventilateur (ainsi que tous les ordinateurs d’Apple jusqu’en 1987) et très rapide ; le système d’exploitation et les logiciels tenaient sur une disquette de 400 Ko ! Malgré son prix élevé à sa sortie en janvier 1984, il a été vendu a plusieurs centaines de milliers d’exemplaires. Son interface graphique a inspiré — après beaucoup de résistance — la plupart des éditeurs de logiciels et a contribué à simplifier la vie des utilisateurs. Le processeur du Macintosh était cadencé à 8 MHz alors que celui du iMac tourne à 2,8 GHz ; la mémoire ROM est passé de 64 Ko à 4 Mo ; la capacité du lecteur interne des 400 Ko des disquettes à celle des DVD actuels. Ces ordinateurs sont des machines grand public, et n’ont rien à voir avec les ordinateurs professionnels, mais ces chiffres montrent à quel point la technologie à évolué en vingt-cinq ans, ce qui nous permet de disposer à domicile de plus de puissance que n’en avaient les premiers ordinateurs construits dans les années 40 pour la grande industrie ou les centres de recherche. Reste à savoir comment nous l’utilisons, ce qui est un tout autre sujet.
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* Selon la métaphore du « bureau », devenue courante elle aussi, il présentait une « table » virtuelle et une « corbeille », et ses caractères noirs sur fond blanc représentaient une page de livre, ou un cahier, ou un carnet pour dessiner.
La Grande Conversion numérique
12 janvier 2008 at 8:09 | In Science et Techniques, | Gilles | 3 CommentsMilad Doueihi [qui laisse parfois des commentaires ici — trop rarement, mais il est très occupé — sous le pseudonyme de Miladus et qui est aussi « Fellow » de l'université de Glasgow] publie au Seuil La Grande Conversion numérique, qui est le fruit (un des fruits, je devrais dire) de vingt ans de recherches sur les transformations de la culture. Il a sur elle un regard humaniste, c’est-à-dire celui d’un homme qui sait regarder, qui sait lire, et qui aime cuisiner, donc qui sait vivre. Ce qu’on appelle la « révolution numérique » est en train de bouleverser les positions respectives du lecteur et de l’auteur ; on voit tous les jours, par exemple, que les questions du copyright se posent avec acuité, et aussi, celle de l’accès à la mémoire collective (et peut-être de la perte de celle-ci ?) que constitue le patrimoine écrit (et pictural, et sonore) numérisé. On a dit que cette « conversion numérique » est aussi fondamentale que celle qu’a apportée l’imprimerie, mais la question se pose aussi de la propriété de la mémoire, une fois qu’elle est inscrite dans les banques de données. Je vous en parlerai plus longuement.

M. Doueihi, La Grande Conversion numérique, Le Seuil
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Une présentation du livre par Robert Solé dans Le Monde, et un billet de Pierre Assouline sur son blog, qui porte en partie sur La Grande Conversion numérique.
Les Mois : Janvier
6 janvier 2008 at 22:34 | In Mois, | Françoise | 6 Comments
Compost et Kalendrier des Bergiers (XVᵉ s.), Reproduction Pierrick Pinot (Atelier du Pied d’Or)
Le mois de Janvier
On dit que Romulus partagea l’année en dix mois. Numa Pompilus y ajouta ceux de Janvier et Février. Les calendes de Janvier sont consacrées au dieu Janus, dont un visage regardaient l’année finie et l’autre la nouvelle. On lui offre le premier jour un gâteau le janual, des dattes, des figues et du miel. Artistes et artisans commencent un ouvrage ce jour-là, ce qui doit leur assurer une année favorable. On se rend visite, on s’adresse des vœux, on s’envoie des présents, on ne doit rien dire qui soit de mauvais augure. Le soir on fait un bon repas en l’honneur du dieu.
Les étrennes seraient une invention romaine. Tatius qui régna à Rome avec Romulus, considéra comme de bon augure le présent qu’on lui fit le premier jour de l’an : quelques branches coupées dans un bois consacré à Strenia (déesse personnifiant la santé). Il autorisa la coutume des présents et leur donna le nom de Streniæ.
Avant la Révolution de 1789, dans plusieurs provinces de France les coutumes du premier jour de l’An gardent les traces de la Fête du Gui que célébraient les anciens Druides. Les enfants courent les rues en demandant le Gui-l’an-neu. On chante des chansons dont le refrain est : Donnez-nous le Gui-l’an-neu.
Neige en janvier, vaut du fumier.
Neige en janvier, blé au grenier.
Un Premier de l’An
1 janvier 2008 at 23:09 | In Poèmes de Françoise, | Françoise | 2 CommentsUn premier de l’An
Il s’est dit : C’est dit !
Je change de vie !
Il a enlevé ses chaussures et ses chaussettes
Ôté son chapeau de sur sa tête
Mis ses oripeaux au clou
Jeté ses amours ratés
Et ses regrets dans un trou
Laissé la clé sur la porte
Et il est parti droit devant lui tout nu
En chantant : Que le diable m’emporte !
Et si tout le monde voit mon
Derrière… Devant…
Peu m’importe
Je vais où me pousse le vent !
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