Frost. Nothing Gold Can Stay
28 octobre 2007 at 20:33 | In Poésie anglaise, | Gilles |
Robert Frost en 1959 © Dickinson College (Pennsylvania)
Nature’s first green is gold,
Her hardest hue to hold.
Her early leaf’s a flower;
But only so an hour.
Then leaf subsides to leaf.
So Eden sank to grief,
So dawn goes down to day.
Nothing gold can stay.
— Robert Frost, Nothing Gold Can Stay, 1923
Poème de la mutabilité du monde, sinon de sa dégradation inévitable, Nothing Gold Can Stay met en correspondance les couleurs de l’automne au New Hampshire et la lumière immobile qui devait briller au jardin d’Eden. Mais pour les opposer, de manière très métaphorique : Nature’s first green is gold contient à la fois la naissance et l’achèvement.
D’abord la Nature
Est d’or vert
Mais cela
Ne dure guère.
Ses premières feuilles
Sont comme fleurs
Pour une heure.
Puis tout s’épanouit.
Il en va ainsi du Paradis
Qui devient désert.
De l’aube
Qui se fait journée
De l’or qui disparaît.
— Traduction de Françoise
La Nature s’inaugure Or,
De suprême effort.
La feuille mimera la fleur ;
Pour une heure.
Puis feuille sera feuille.
Ainsi l’Éden va vers l’âpreté,
Ainsi l’aube va vers la journée.
Aucun Or ne peut persister.
— Traduction de Gilles
2 commentaires »
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Il est bien le poème mais il est dur à apprendre en anglais ! Sinon il est bien car j’avais vu le film The Outsiders qui lui correspondait !
Commentaire par Joana — 9 mars 2008 #
Je ne vois pas le rapport entre le poème de Frost et le film The Outsiders… Mais merci de ta visite !
Commentaire par Gilles — 9 mars 2008 #