Bientôt Halloween

30 octobre 2007 at 18:18 | In Fêtes, | Françoise | No Comments

 hallow© F.

Déméter

30 octobre 2007 at 5:00 | In Légendes, | Gilles | No Comments

À l’approche de l’hiver, j’ai pensé rappeler cette explication mythologique des saisons.
 
 
Déméter (Cérès, chez les Romains) était la déesse de la fertilité et de l’agriculture, qui provoquait la germination, particulièrement celle du blé. Tout fruit, toute pousse, chaque plante, légume ou arbre étaient sous son influence. Elle était très liée à sa fille Perséphone, qu’elle eut avec Zeus (Jupiter). Là où ça devient intéressant, c’est que les anciens Grecs expliquaient le phénomène des saisons par des querelles de famille chez les dieux.

Déméter

Hadès (Pluton, chez les Romains) et ses deux frères, Jupiter et Neptune, régnaient sur le monde, comme vous savez : Jupiter sur la Terre et les cieux, Neptune sur la mer et Pluton sur le monde souterrain, les cavernes, etc. Bon. Je passe tous les autres dieux pour en arriver à Cérès (ou Déméter) et à sa fille Perséphone.

Hadès voulait une épouse. C’est normal. Je passe les péripéties et vous dis tout de suite que Hadès a enlevé Perséphone (certaines versions disent avec son consentement et tous les égards, après tout elle devenait reine d’un tiers du monde, d’autres disent sans). Quand Perséphone eut été enlevée par Hadès, la peine de Déméter fut si grande qu’elle négligea ses pouvoirs sur les végétaux ; les plantes cessèrent de pousser, la famine s’installa sur la Terre.

Désolé de cette situation, Zeus demanda à son frère Hadès de rendre Perséphone à sa mère. Hadès accepta, mais avant de relâcher la jeune femme, il lui fit manger des graines de grenade, qui la forceraient à revenir chez lui trois mois chaque année. C’est le point crucial de l’explication, vous le sentez ?

Toute à sa joie d’avoir retrouvé sa fille, Déméter fit produire à la Terre abondance de fleurs au printemps, qui produisirent une grande quantité de fruits et de céréales. Mais son chagrin revenait chaque automne, lorsque Perséphone devait rejoindre son mari Hadès dans son monde. La désolation de la saison d’hiver et la disparition de la végétation étaient considérées comme la manifestation annuelle du chagrin de Déméter quand sa fille devait aller chez son mari.

Une histoire de belle-mère, en somme. Mais chez des gens importants. Et quand même une belle histoire ; plus captivante que les calculs d’inclinaison sur l’axe et de décalage par rapport à l’écliptique, ce qui est notre manière moderne d’expliquer les saisons.

Ce qu’Éluard a dit du poète

30 octobre 2007 at 2:43 | In Citations, | Gilles | No Comments

Le poète est celui qui inspire bien plus que celui qui est inspiré.
— Paul Éluard, Ralentir travaux (1930)

Indéchiffrable

29 octobre 2007 at 8:20 | In Poèmes de Gilles | No Comments

Je glisse du sommeil vers toi,
Ici, l’inclination est différente.
Tout sera parfait.
Il suffit d’attendre
Que ta poitrine se soulève.

Frost. Nothing Gold Can Stay

28 octobre 2007 at 20:33 | In Poésie anglaise, | Gilles | 2 Comments

Robert Frost
Robert Frost en 1959 © Dickinson College (Pennsylvania)

Nature’s first green is gold,
Her hardest hue to hold.
Her early leaf’s a flower;
But only so an hour.
Then leaf subsides to leaf.
So Eden sank to grief,
So dawn goes down to day.
Nothing gold can stay.
— Robert Frost, Nothing Gold Can Stay, 1923

Poème de la mutabilité du monde, sinon de sa dégradation inévitable, Nothing Gold Can Stay met en correspondance les couleurs de l’automne au New Hampshire et la lumière immobile qui devait briller au jardin d’Eden. Mais pour les opposer, de manière très métaphorique : Nature’s first green is gold contient à la fois la naissance et l’achèvement.

D’abord la Nature
Est d’or vert
Mais cela
Ne dure guère.
Ses premières feuilles
Sont comme fleurs
Pour une heure.
Puis tout s’épanouit.
Il en va ainsi du Paradis
Qui devient désert.
De l’aube
Qui se fait journée
De l’or qui disparaît.

— Traduction de Françoise

La Nature s’inaugure Or,
De suprême effort.
La feuille mimera la fleur ;
Pour une heure.
Puis feuille sera feuille.
Ainsi l’Éden va vers l’âpreté,
Ainsi l’aube va vers la journée.
Aucun Or ne peut persister.

— Traduction de Gilles

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