Morituri te salutant !
30 avril 2007 at 10:57 | In Poèmes de Françoise | No CommentsDu cirque, puits écrasé de soleil, monte
Exhalaison formidable, une clameur.
La foule hurle à la mort du gladiateur.
Sur le sable souillé, à terre il affronte
Bouclier levé, le trident du rétiaire
Il voit les Parques. Quel va être son destin ?
Il n’a pas peur de mourir, mais il veut sa fin
Belle. Mourir face à son adversaire.
La foule hurle à la mort, veut qu’on l’achève.
Déjà César Impérator dans sa loge
Bras levé, du regard interroge.
Laissant tomber l’épée, le bouclier
Ensanglanté, chancelant, il se relève
Immense. Regarde, debout, sa fin arriver.
L
29 avril 2007 at 6:22 | In Chiffres et Lettres, | Françoise | No Comments
Les liserons sont des plantes vivaces à rhizome. De la famille des Convolvulacées (du latin convolvere : s’enrouler), elles ont des tiges volubiles et des feuilles lancéolées.
Tu n’es pas au jardin
29 avril 2007 at 6:10 | In Poèmes de Françoise, Poèmes de Gilles | 2 CommentsTu n’es pas au jardin
Je ne vois pas les roses
Non plus les passe-roses
Le chemin n’est plus rien
Qu’une sente où se pose
La brume du matin
Je suis aux champs
À couper le blé pour le pain
Je suis à l’atelier
À mesurer le bois pour le lit
Je suis à la carrière
À tailler la pierre pour la maison
Au jardin… Je suis par la pensée
Quand sera cuit le pain
Quand sera assemblé le lit
Quand la maison tu auras bâtie
Viendras-tu prendre ma main ?
La maison et le lit et le pain
Pour t’abriter et t’aimer et te nourrir
Je voulais te les offrir
Le soleil vient de sourire
Roses et passe-roses vont refleurir
Je t’attendrai sur le chemin
Ce chemin ne sera plus un chemin
Il sera celui de notre maison
Ces roses ne seront plus des roses
Elles seront les roses de notre jardin
Nous prendrons notre chemin
Nous irons cueillir nos roses
Dans notre maison porte close
Nous nous aimerons
Porte close nous nous aimerons
Et nous nous aimerons toutes fenêtres ouvertes
Volets clos nous nous aimerons
Et nous nous aimerons dans le vaste du monde
Numéros
28 avril 2007 at 17:31 | In Poèmes de Françoise | No Comments
Numéro Un, Chemin des Hauts-le-Cœur
Il pleut pendant quarante-six heures
Toutes les soixante heures
Numéro Deux
Ce n’est vraiment guère mieux
C’est tout à fait marécageux
Numéro trois
Vous ne me croirez pas
Ce numéro n’existe pas
Aux Numéros suivants
Rien, vraiment rien
D’intéressant
Numéro trois mille huit cents
Il y a quatre-vingt-six chiens assis
C’est renversant je vous le dis
Au Numéro d’après…
… Pas de numéro d’après
De loin comme de près.
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